On pense que le portage salarial est un nouveau concept dans le milieu du travail. Ce n’est pas le cas, car en France, c’est un système qui existe depuis maintenant près d’une trentaine d’années. Cependant, c’est depuis 2015 qu’il commence à se préciser et qu’on a affiché un statut permettant de profiter du statut de salariat tout en ayant une certaine liberté.
Le portage salarial, c’est quoi exactement ?
Derrière l’intitulé “portage salarial”, l’administration française voit une relation tripartite : un salarié, une société de portage salarial et une entreprise cliente. Le professionnel signe son contrat de travail avec la société de portage, mais intervient concrètement pour une entreprise cliente, une configuration qui dessine une nouvelle façon d’exercer son métier, en toute autonomie. L’ordonnance du 2 avril 2015 a cadré ce statut, en le réservant aux profils autonomes, qualifiés, capables de trouver eux-mêmes leurs missions. Devenir consultant en portage salarial prend alors tout son sens : rejoignez un réseau de plus de 1000 consultants et découvrez un mode de travail qui s’affranchit des codes classiques.
Ni intérim, ni freelance
À première vue, le salarié porté pourrait être confondu avec un freelance ou un intérimaire. Pourtant, la différence est nette. Certes, il conserve une marge de manœuvre réelle. Par “liberté”, comprenons concrètement :
- il sélectionne lui-même ses clients, la société de portage n’intervient pas dans ce choix,
- il choisit les missions et fixe la durée de ses interventions,
- il peut travailler pour plusieurs clients en parallèle et changer de partenaire quand il le souhaite,
- il est maître de la recherche de ses propres contrats.
Face à cette multitude de choix, certains pourraient imaginer un professionnel isolé. Or, la société de portage n’est jamais loin. Elle prend en charge tout l’aspect administratif et comptable, permettant au salarié porté de rester concentré sur son cœur de métier.
Voir le travail sous une autre dimension
Signer un contrat de travail traditionnel, c’est souvent accepter, parfois à contrecœur, les règles fixées par l’entreprise, de peur de se retrouver sur la touche. Le portage salarial vient bouleverser ce schéma. Ici, pas question de subir des conditions imposées : chacun fixe ses propres règles, en accord avec ses clients. La société cliente n’a aucun pouvoir pour dicter les modalités du quotidien : horaires, organisation, rythme, tout reste flexible, à condition de tenir informé l’interlocuteur.
La particularité du portage salarial, c’est d’offrir la sécurité du salariat sans la pesanteur du schéma classique. On laisse de côté la pression du management, la précarité, ou encore la solitude de l’indépendant : c’est un équilibre inédit.
Pour ceux que le doute habite encore, mieux vaut s’arrêter sur quelques chiffres éloquents. Le portage salarial en France, ce sont :
- près de 200 sociétés de portage actives,
- 700 millions d’euros de chiffre d’affaires,
- 588 000 emplois prévus dans les années à venir,
- 5 % de l’emploi national.
Expérimenter le portage salarial, c’est choisir de ne plus trancher entre liberté et sécurité. La voie est tracée, il ne reste plus qu’à l’emprunter.


