Partez à l’aventure à Oman : conseils, itinéraires et lieux incontournables

Notre itinéraire Oman nous a emmenés sur une route de 10 jours autour du nord du pays. Nous avons visité de superbes mosquées et des forts semblables à des châteaux de sable, parcouru des dunes de sable et le long du bord du Grand Canyon, nagé dans les eaux cristallines des wadis et fait de longues promenades sur des plages vides.

Oman figure parmi les destinations les plus paisibles du Moyen-Orient. La conduite y est aisée, et la majorité des sites restent encore loin de la foule : ici, le tourisme n’en est qu’à ses débuts. Pour qui cherche le soleil en hiver, difficile de trouver mieux.

Avec une semaine devant vous, ce road trip dans le nord d’Oman reste tout à fait réalisable.

Oman en voiture : conseils pratiques et ressources

Visa

Mise à jour : Il est aujourd’hui possible de demander un eVisa Oman en ligne avant votre arrivée.

La plupart des voyageurs obtiennent un visa de 30 jours à l’arrivée, juste avant l’immigration à l’aéroport international de Mascate. Le tarif s’élève à 20 OMR, à régler uniquement en espèces. Il n’y a pas de distributeur à cet endroit, mais toute devise est acceptée, même si le taux de change n’est pas favorable. Par exemple, nous avons chacun payé 60 $US tandis que 20 OMR devraient correspondre à 52 $.

Faut-il un 4×4 à Oman ?

Certains recommandent le 4×4 pour parcourir Oman, mais ce type de véhicule coûte au moins deux fois plus cher qu’une simple voiture à deux roues motrices. Le choix dépendra vraiment de votre parcours.

Nous avons opté pour un petit SUV 2 roues motrices, qui offre une garde au sol plus élevée qu’une berline classique. Cet itinéraire ne justifiait pas un 4×4, sauf pour grimper le Jebel Akhdar, pour lequel nous avons embauché un chauffeur à la base. L’accès au Jebel Shams, bien que raide et partiellement non goudronné, a pu se faire en 2RM.

La majorité des routes à Oman sont asphaltées, calmes et en très bon état.

Ceux qui souhaitent explorer des pistes hors route ou voyager l’esprit complètement tranquille préféreront louer un 4×4, mais il n’est pas strictement nécessaire.

Conduite vers Jebel Shams avec notre SUV deux roues motrices

Louer une voiture à Oman

Nous avons loué une Nissan Kicks via Rentalcars.com (261 £ pour 10 jours, chez Thrifty, à l’aéroport de Mascate). La limite était de 200 km par jour, ce qui s’est révélé suffisant sur place. Le permis de conduire international est officiellement requis, mais personne ne nous l’a demandé.

Notre Nissan Kicks sur la route du Jebel Shams

Nous avions aussi une assurance annuelle spécifique à la location, bien moins chère qu’une couverture complète proposée par les loueurs.

La conduite se fait à droite. Les limitations de vitesse sont généralement de 120 km/h sur autoroute, 60 km/h en ville.

Les stations-service sont nombreuses. Vous pouvez laisser un petit pourboire, mais ce n’est pas systématique. La plupart proposent une boutique, parfois des toilettes ou un restaurant. L’essence reste très abordable : moins de 40 pence le litre.

Se loger à Oman

Nous avons réservé la majorité de nos hébergements via Booking.com, souvent plus économique que de passer en direct. Les tarifs restent élevés par rapport au niveau de prestation : le confort est là (salle de bain privée, climatisation, WiFi, parking), sans fioritures. Prévoyez également 17 % de taxes ajoutées par les hôtels.

Pour les budgets serrés, acheter une tente pour bivouaquer reste l’option la plus économique, le camping sauvage étant toléré presque partout.

Carte SIM

À l’aéroport, nous avons pris une carte SIM Omantel. Le « New Welcome Pack » Hayyak coûtait 2 OMR (3,75 £), incluant 1,5 Go de données (valables 10 jours) et 1 OMR de crédit. Plusieurs formules existent, le personnel parle anglais.

Le forfait data s’est révélé précieux pour la navigation avec Google Maps (même si le guidage vocal n’est pas pris en charge). Le réseau mobile était souvent plus rapide que le WiFi des hôtels.

Coût de la vie et gestion de l’argent

Le taux de change actuel : 1 OMR (rial omanais) équivaut à 1,87 £, 2,12 €, 2,60 $. Le rial se divise en 1000 baisa.

Quelques distributeurs sont disponibles à l’aéroport, sans frais avec une carte étrangère. Il vaut mieux prévoir du liquide : certains hôtels ou stations-service n’acceptent que les espèces.

Nous avons suivi nos dépenses à l’aide de l’application Trail Wallet. Nos frais quotidiens se sont élevés à 134 £ (173 $ / 145 €) pour deux personnes, l’hébergement (68 £/jour) et le transport (38 £/jour) étant les principaux postes.

Pour manger, privilégier les restaurants locaux revient peu cher : moins de 14 £ par jour pour deux dans notre cas (hors repas inclus dans certains hôtels). Peu d’attractions payantes, les randonnées et baignades dans les wadis sont gratuites.

Suivi de nos dépenses à Oman avec Trail Wallet

Nos frais n’incluent pas les vols. Nous avons voyagé avec Oman Air sur Bangkok–Mascate–Londres. Ce n’était pas l’option la plus économique, mais le vol direct l’a emporté. Pour comparer les prix, jetez un œil sur Kiwi ou Skyscanner.

Période idéale pour visiter Oman

L’hiver reste la meilleure saison : les étés sont caniculaires. Début décembre, les températures tournaient autour de 25°C en journée, nettement plus fraîches la nuit. En montagne (Jebel Shams) ou dans le désert (Wahiba Sands), prévoyez des vêtements chauds pour la nuit.

Assurance voyage

L’assurance voyage reste vivement recommandée en cas de souci. Nous utilisons True Traveller, une formule particulièrement intéressante pour les résidents anglais ou européens. World Nomads est également une valeur sûre que nous avons déjà testée.

L’eau

Les avis divergent sur la potabilité de l’eau à Oman. Par précaution, nous avons préféré l’eau en bouteille, notamment par souci d’estomac fragile.

Notre parcours à Oman

Voici les étapes qui ont rythmé notre road trip :

  • Mascate, 2 nuits
  • Nizwa, 2 nuits
  • Jebel Shams, 2 nuits
  • Wahiba Sands, 1 nuit
  • Ras Al Hadd, 1 nuit
  • Sur, 1 nuit
  • Mascate, 1 nuit

Au total, dix nuits et 1378 km à travers le nord du pays.

Les distances restent raisonnables et le rythme permet de profiter de pauses régulières. Avec un emploi du temps serré, l’itinéraire se compacte sans difficulté sur sept jours.

Si vous manquez de temps, réduisez la première étape à Mascate à une nuit, limitez la zone Nizwa / Jebel Shams à trois nuits, et sautez Sur (facile à visiter entre Ras Al Hadd et Mascate).

Petit rappel : Oman est un pays musulman, le week-end tombe le vendredi et samedi, et de nombreux lieux ferment le vendredi.

Carte de notre road trip à Oman

À noter : Les distances de chaque étape sont issues de Google Maps (notre principal outil de navigation) et les durées correspondent à notre expérience réelle, pauses comprises si nécessaire.

Jours 1–2 : Mascate (2 nuits)

Notre avion a atterri à 19h à l’aéroport international de Mascate. Après avoir récupéré notre voiture de location, cap sur Mutrah, à une trentaine de minutes de route.

Le lendemain, lever matinal : à 8h30, nous visitons la Grande Mosquée du Sultan Qaboos, véritable joyau moderne et immense, ouverte aux visiteurs de 8h à 11h (sauf le vendredi). L’accès est gratuit.

Un code vestimentaire strict est appliqué : manches longues, jambes couvertes et foulard pour les femmes (un sarong fait l’affaire). Des abayas sont disponibles à la location si besoin. Les hommes doivent porter pantalon long et épaules couvertes.

Impossible de passer à côté de la mosquée : les jardins paisibles et la salle de prière richement décorée valent vraiment le détour. Arriver tôt permet d’éviter les groupes de touristes.

Grande Mosquée du Sultan Qaboos

L’après-midi, nous avons profité d’un temps calme à l’hôtel, puis, vers 15h, nous sommes partis marcher le long de la Corniche de Mutrah (30 minutes à pied). C’est le coin le plus agréable de la ville, avec ses maisons blanches adossées aux montagnes et sa vue sur la mer. Le coucher de soleil y est superbe.

Corniche de Mutrah

Le souk de Mutrah rouvre à 17h après la pause de l’après-midi. Ses ruelles animées, certes touristiques, restent idéales pour trouver quelques souvenirs.

Où dormir à Mascate

Vue depuis notre chambre à l’Hôtel Mutrah

Nous étions logés à l’Hôtel Mutrah, entre Ruwi et la Corniche, dans une grande chambre avec coin salon, salle de bain, frigo, clim, WiFi correct et room service. La vue donnait sur les montagnes, et un supermarché SPAR ainsi que des restaurants indiens bon marché se trouvent à proximité. Parmi les établissements les plus abordables de Mascate, il s’est révélé un bon choix.

Où manger à Mascate

Pour le déjeuner, nous avons testé le Welcome Restaurant, une adresse indienne végétarienne modeste près de notre hôtel. Le midi, le choix se limite au thali, mais il est savoureux, copieux et économique : 2,5 OMR pour deux, eau comprise.

Dîner au Bait Al Luban, près du souk : une table plus raffinée consacrée à la cuisine omanaise traditionnelle. L’endroit tire son nom de l’encens (cultivé sur place), dont le parfum flotte dans la salle et parfume même l’eau servie.

Assis sur des coussins, nous avons choisi parmi les plats végétariens : curry de légumes locaux, fèves dans une sauce tomate, pain plat à la datte. Après le repas, un généreux bol de dattes omanaises nous a été offert. Le Bait Al Luban affiche des prix plus élevés que la moyenne, mais c’est une expérience à tenter pour découvrir la gastronomie locale dans un cadre typique.

Jour 3 : Mascate, Nizwa (2 nuits)

Distance : 176 kmDurée : environ 2 heures

La route vers Nizwa emprunte de larges axes traversant le désert et longeant des montagnes arides, avec parfois la silhouette d’une oasis urbaine en chemin.

Avant de rejoindre Nizwa, halte au fort de Jabrin (aussi Jabreen), construit au XVIIe siècle : un des plus beaux du pays. L’entrée coûte 500 baisa (moins de 1 £), et l’affluence reste raisonnable. Les pièces labyrinthiques et la vue sur les palmeraies depuis les remparts valent la visite.

Fort de Jabrin

Le fort de Bahla se trouve à proximité, mais l’énergie manquait ; nous avons donc filé à l’hôtel.

Nizwa n’a rien d’une ville pittoresque : elle s’étale, et la plupart des hôtels sont entourés de centres commerciaux et de chaînes de restauration rapide.

La zone du fort et du souk mérite néanmoins une visite. Le fort, désormais ouvert de 8h à 18h (sauf vendredi), et le souk, de 8h à 11h30, puis de 13h30 à 20h le vendredi.

Fort de Nizwa

Nos impressions sur le fort de Nizwa sont partagées : la tour circulaire offre une belle vue sur la ville et les montagnes, mais le prix d’entrée est passé à 5 OMR (9,40 £), dix fois plus qu’avant, sans réel effort d’entretien (problèmes d’éclairage, par exemple). Si l’histoire des forts vous passionne ou si votre budget le permet, la visite reste intéressante.

Le lendemain matin, cap sur Jebel Akhdar (« Montagne verte »), accessible depuis Birkat al Mawz (15 minutes). Suivez les panneaux pour Al Jabal Al Akhdar jusqu’au parking et au poste de contrôle de la police : au-delà, seuls les 4×4 sont autorisés.

En 2RM, nous avons donc garé la voiture et accepté la proposition d’un chauffeur local pour 35 OMR (66 £) la visite.

Le trajet offre des panoramas spectaculaires sur les villages accrochés à la montagne. Sur le plateau de Saiq, on comprend l’origine du nom : terrasses de fruitiers et roseraies abondent dans les villages. Pour profiter des floraisons, le printemps est la meilleure période.

Jebel Akhdar

Nous avons consacré deux heures et demie à profiter des points de vue et à effectuer de courtes balades dans l’air frais (prévoyez des couches chaudes). Une randonnée de deux heures relie Al Aqr à Al Ayn, à envisager si vous disposez de plus de temps.

Retour à l’hôtel vers midi : il est donc possible de poursuivre directement vers Jebel Shams sans nuit supplémentaire à Nizwa.

Où dormir à Nizwa

Les hôtels se trouvent généralement loin du centre. Al Karam Hotel Apartment, parmi les moins chers, nous a agréablement surpris malgré son emplacement isolé. L’appartement d’une chambre était spacieux, propre et confortable, avec un salon séparé, une petite cuisine et un WiFi convenable (4 Mbps). Petit-déjeuner buffet inclus.

Où manger à Nizwa

Ne cherchant pas de table gastronomique, nous avons exploré le gigantesque hypermarché Lulu : il propose une large sélection de plats préparés (samosas, dahl, curry, riz, salades, houmous, pain), des chocolats importés et des dattes à prix attractif. Le Nizwa Fort Coffee Shop, entre le fort et le souk, semble aussi une bonne option pour une pause café ou jus de fruits.

Jour 5 : Nizwa, Jebel Shams (2 nuits)

Distance : 108 kmDurée : 2h20 via Misfat

Certains s’y rendent en excursion à la journée depuis Nizwa, mais passer la nuit sur place permet de savourer la tranquillité et le panorama.

En route, arrêt à Misfat al Abriyeen, l’un des villages les plus anciens et pittoresques du pays. La vue sur le vieux village accroché à la montagne, cerné de palmeraies, est superbe, et la promenade dans l’oasis reste un temps fort.

Misfat Al Abriyeen

Le village, très traditionnel, attire de plus en plus de visiteurs. De nombreux panneaux rappellent de respecter les lieux privés et d’adopter une tenue couvrant épaules et genoux. Une nuit à Misfah Old House permettrait de mieux s’imprégner de l’ambiance, mais les tarifs restent élevés pour la prestation.

Les ruelles étroites de Misfat al Abriyeen

Poursuite jusqu’au sommet du Djebel Shams. Un 4×4 est conseillé, mais l’ascension reste possible en 2RM pour les conducteurs expérimentés, malgré une section de 7 km de piste raide, caillouteuse et parfois ensablée. En cas de souci d’adhérence, l’aide se fait rare.

Un belvédère, juste avant le Jebel Shams Resort, offre une vue vertigineuse sur le Grand Canyon d’Oman et ses chèvres perchées sur les rebords.

L’après-midi, repos à l’hôtel avant le grand moment du lendemain : la Balcony Walk.

La randonnée démarre à Khateem (10 minutes plus loin, sur une piste). Il suffit de suivre les marques colorées sur les rochers le long du canyon. Les panoramas sont époustouflants dès le départ, même pour une courte marche.


Le village abandonné d’As Sab, au bout du sentier, est niché à flanc de falaise sous un surplomb rocheux. Imaginer la vie dans ce décor hostile force l’admiration.

L’aller-retour (3,5 km par trajet) nous a pris 2h30 avec une pause à As Sab. Arrivés à 8h20, nous avons profité du calme et évité la chaleur. Le reste de la journée, farniente.

Où dormir et manger à Jebel Shams

Depuis la terrasse de notre chalet au Jebel Shams Resort

Deux hébergements seulement au sommet : nous avons choisi le plus confortable, Jebel Shams Resort. L’endroit n’a rien d’un vrai « resort » et le prix reste élevé, mais le calme et la vue compensent. Notre chalet Sunset offrait deux lits jumeaux, canapé, table, frigo, petit chauffage (utile la nuit). WiFi annoncé à la réception mais inopérant, aucun signal mobile.

Le dîner et le petit-déjeuner sont inclus, avec des plats corrects et des options végétariennes. Pensez à apporter eau, encas et déjeuner : le snack-bar n’ouvre que de 12h à 15h, le choix est restreint. Aucun magasin ni restaurant ailleurs sur la montagne. Le Sama Heights Resort propose une alternative moins chère en tente meublée.

Jour 7 : Jebel Shams, Wahiba Sands (1 nuit)

Distance : 253 kmDurée : 4h45 (détour par Ibra et pause déjeuner inclus)

Wahiba Sands évoque l’image classique du désert : dunes interminables, chameaux, tentes bédouines.

L’idéal est de passer la nuit dans un camp du désert. Nous cherchions un lieu simple, paisible, éloigné des pistes bruyantes, sans pollution lumineuse, à proximité d’une grande dune accessible à pied.

Beaucoup de camps proposent balades à dos de chameau ou en 4×4, mais nous avons préféré l’exploration à pied.

Le Desert Retreat Camp répondait à nos critères, tout en étant à 20 minutes de piste seulement. La majorité des camps exigent un 4×4 ou facturent cher le transfert depuis Al Wasil, mais le nôtre s’atteignait facilement en petit SUV, même si la conduite dans le sable reste impressionnante.

Le trajet dans le désert

Le rendez-vous était fixé à 15h à la station-service Al Maha d’Al Wasil (avec magasin et restaurant sur place). Paiement en espèces indispensable, puis nous avons suivi la voiture du guide jusqu’au camp, dernière structure de la zone, entourée de quelques bâtiments où des locaux stockent la nourriture des chèvres. Pas de WiFi ni de réseau, une véritable parenthèse.

Accueil avec café omanais et les meilleures dattes dégustées sur place. Les tentes bédouines en poil de chèvre forment deux cercles au pied d’une dune, chacune dispose d’une salle de bain privative (séparée). L’électricité se limite à une ampoule et une prise peu fiable. Meublées simplement, deux lits jumeaux, une table, un porte-manteau : tout l’essentiel, l’expérience étant ailleurs.

Notre tente au Desert Retreat Camp

La dune se grimpe en quinze minutes (effort conséquent, le sable s’enfonce à chaque pas). La vue sur les dunes au coucher ou lever du soleil est mémorable.

Randonnée sur la dune à côté du camp

Un dîner et un petit-déjeuner sont inclus : curry de légumes, pain plat maison, riz, salade, houmous, halva omanais en dessert. Nous avons terminé la soirée autour du feu, un verre de thé à la main, puis sous un ciel étoilé à perte de vue.

Jour 8 : Wahiba Sands, Ras Al Hadd (1 nuit)

Distance : 213 kmDurée : 4h (via Wadi Bani Khalid)

Direction la côte, en passant par l’un des wadis les plus connus : Wadi Bani Khalid. La route, spectaculaire, traverse des villages de montagne. Suivez les panneaux menant à la grotte et aux piscines naturelles.

Cinq minutes à pied depuis le parking mènent aux bassins d’eau verte, entourés de palmiers et de montagnes arides. Le site est aménagé (ponts, zones de repos, restaurant), sans nuire au charme du lieu.

Wadi Bani Khalid

Nous avons profité de ces heures pour nager dans l’eau fraîche, nous faire « masser » les pieds par les poissons et lézarder au soleil. L’un de nos endroits favoris du séjour.

Le buffet du restaurant (4 OMR) dépanne, mais prévoir un pique-nique reste préférable.

Pour plus de détails, consultez nos conseils pour visiter Wadi Bani Khalid.

À Ras Al Hadd, le désert rejoint la mer. La ville est modeste, mais la plage, sauvage et déserte, s’étire à l’infini entre sable doré et vagues turquoise. Mieux vaut s’y promener qu’y bronzer ou nager. Nous avons choisi ce point de chute pour la proximité avec la réserve de tortues de Ras Al Jinz (15 minutes), l’hébergement y étant bien moins cher qu’au sein de la réserve.

À Ras Al Hadd, la plage sert aussi de route !

Où dormir à Ras Al Hadd

Ras Al Hadd Guesthouse affiche le tarif le plus bas de la région (18 OMR, 34 £). L’accès prête à confusion : bien qu’indiqué sur Google Maps, l’itinéraire n’est pas évident. Suivez le panneau sur la route principale, roulez hors route sur une zone caillouteuse, puis sur un vieux goudron ressemblant à une piste d’atterrissage. Repérez à l’avance les photos du bâtiment vert et blanc pour vous orienter.

Malgré l’environnement étrange, la guesthouse est fonctionnelle : chambre avec frigo, TV, clim, balcon vue mer, WiFi parfois capricieux mais correct. Le règlement se fait en espèces, aucun distributeur à proximité.

Où manger à Ras Al Hadd

Quelques cafés sommaires jalonnent la route principale. Nous avons choisi le premier à gauche après le Ras Al Hadd Motel. Comme souvent à Oman, le menu n’est pas fixe : on vous proposera simplement pain végétarien ou non, riz ou paratha. Nous avons dégusté un thali indien honnête, dahl et légumes, boissons incluses, pour 2 OMR (3,75 £) pour deux.

Jour 9 : Ras Al Hadd, Sur (1 nuit)

Distance : 42 kmDurée : 40 min

Lever matinal pour la visite de 5h à la réserve de tortues de Ras Al Jinz (autre créneau possible à 21h), réservée à l’avance par email. Un guide part repérer les tortues sur la plage : cette fois, aucune n’a été trouvée, et nous sommes repartis bredouilles (sans être facturés les 7 OMR habituels). La saison idéale pour observer les tortues va de juillet à octobre, mais il reste parfois des spécimens toute l’année.

Après une sieste et une balade sur la plage, direction Sur, avec un arrêt déjeuner au village de pêcheurs d’Al Ayjah. Les amateurs peuvent aussi visiter les chantiers navals de boutres à proximité.

Al Ayjah, village de pêcheurs à Sur

L’après-midi offre peu d’activités, mais au coucher du soleil, la plage s’anime : des centaines d’hommes locaux disputent de vastes matches de football. Aucune femme du coin n’a été aperçue dans les rues ou sur la plage.

Avec du recul, il aurait été possible de rejoindre Mascate directement sans passer la nuit à Sur.

Où dormir à Sur

L’hôtel Sur est le plus spartiate que nous ayons testé : chambre petite, déco triste, mais tout le nécessaire et un tarif imbattable (11,7 OMR, 22 £). Parfait pour une escale.

Où manger à Sur

Mezze au Sahari à Sur

Sahari propose une belle sélection de mezze arabes, avec vue sur la lagune séparant Al Ayjah et Sur. Le service traîne un peu, les tarifs sont plus élevés que la moyenne, mais le cadre s’y prête. À côté de notre hôtel, le Sea Sur sert une cuisine indienne correcte.

Jour 10 : Sur, Mascate (1 nuit)

Distance : 382 kmDurée : 2h20

Sur la route retour vers Mascate, halte à Wadi Shab, sans doute un des plus beaux sites du pays.

Le parcours débute par une marche de 45 minutes dans un canyon splendide, puis il faut traverser plusieurs bassins à la nage pour accéder à une grotte cachée renfermant une cascade.

Arrivés à 8h20, nous étions les premiers sur place, mais nous avons perdu du temps en dépassant les bassins sans comprendre qu’il fallait nager. Conseil : si vous arrivez tôt, restez attentif au sentier bas, ne grimpez pas inutilement. Une fois dans l’eau, il faut nager et marcher une dizaine de minutes, jusqu’à un passage étroit entre deux rochers, franchi à la nage, qui débouche sur la fameuse grotte et sa cascade. On ne la distingue pas depuis l’extérieur.

Malgré cette mésaventure, mieux vaut venir tôt pour éviter la foule qui arrive en fin de matinée. Le site vaut vraiment l’effort.

Wadi Shab

En ayant du temps, il est aussi possible de visiter à proximité Wadi Tiwi ou le gouffre de Bimmah.

À Mascate, nous avons testé le quartier diplomatique de Qurum, près de la plus belle plage publique. Ambiance radicalement différente de Mutrah : villas cossues, expatriés, peu de petits commerces, dominance de chaînes occidentales (Costa Coffee, Pizza Express).

L’accès à la piscine du Grand Hyatt voisin coûte 5 OMR (9,40 £), mais à notre arrivée, cela ne valait plus le coup. Nous avons préféré marcher le long de la plage.

Plage de Qurum à Mascate

Où dormir à Mascate

Beach Bay Hotel, l’un des plus agréables de notre séjour : rien d’exceptionnel, mais confortable, un peu daté. À deux pas de la plage, le petit-déjeuner (mezze variés) reste le meilleur de notre voyage. Plus cher que Mutrah Hotel, mais bon rapport qualité-prix dans ce secteur. Proche de la Grande Mosquée et de l’aéroport.

Où manger à Mascate

Nous avons parcouru 30 minutes à pied en longeant la plage jusqu’au centre commercial Oasis by the Sea, où plusieurs restaurants sont installés. Un sandwich falafel savoureux et économique chez Arax Falafel a fait l’affaire pour notre dernier repas.

Notre aventure à Oman s’est achevée à Mascate, avant un vol matinal le lendemain.

Préparer sa valise pour Oman

La règle générale : s’habiller de façon modeste. Pour les hommes, t-shirt et pantalon long (voire short au genou dans certains cas) passent bien.

Les femmes couvrent épaules et genoux. Hors Mascate, j’ai presque toujours gardé bras et jambes couverts (pantalon en lin ou jean, chemise à manches longues, ou t-shirt avec gilet à enfiler en sortant de la voiture).

Les cheveux ne doivent être couverts que pour la visite de la Grande Mosquée, un sarong suffit.

Erin, à la Grande Mosquée de Mascate : sarong en guise de foulard, chemise à manches longues, jean

Pour la baignade dans les wadis, j’ai opté pour un legging capri et un t-shirt ample. Pour la randonnée sur la Balcony Walk, t-shirt, capris et couches chaudes en début de matinée.

Quelques objets utiles à glisser dans votre sac pour Oman :

  • Adaptateur universel, Les prises à Oman sont de type britannique à trois broches.
  • Lampe torche, Indispensable lors des nuits en camp du désert.
  • Guide Bradt Oman, Le guide le plus complet à ce jour, disponible en version Kindle.
  • Le livre “Arabian Sands”, Un récit fascinant sur les déserts d’Oman à la fin des années 1940, par Wilfred Thesiger, dernier témoin du mode de vie bédouin avant l’ère pétrolière.

Pour aller plus loin, retrouvez nos articles sur l’expérience de voyage à Oman et sur 11 sites à ne pas manquer.

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